Julien Sandrel, un auteur made in Hyères à (re)découvrir

Julien Sandrel a conquis les lecteurs de plus d’une vingtaine de pays en 2018 avec son premier roman : « La Chambre des merveilles » et s’apprête à récidiver avec la parution mercredi 6 mars 2019 de son second livre « La Vie qui m’attendait ». Si le Flamant rose auteur de ces lignes a dévoré le premier livre, qui l’a fait aussi bien rire que pleurer (parfaitement, ça peut être sensible un flamant rose), il vous avoue aussi, chers lecteurs, avoir englouti de la même façon le second. Deux histoires qui n’ont rien à voir, si ce n’est cette volonté de l’auteur de mettre en scène des personnages à un moment charnière de leur vie, pris dans des situations extrêmes, abordant des sujets durs comme l’abandon, la maladie, la mort, mais toujours dans l’optique que la vie vaut d’être vécue. Deux histoires « feel good » écrites de manière très visuelle, presque cinématographique – d’ailleurs son premier titre est en cours d’adaptation au cinéma – un récit plein de rebondissements et des moments très drôles.

Votre Flamant rose-bibliophile a donc eu la chance de s’entretenir avec cet auteur né à Hyères il y a 39 ans. Il  y a suivi toute sa scolarité (école Anatole France, collège des Rougières rebaptisé aujourd’hui Gustave Roux et lycée Jean Aicard), avant de partir suivre des études supérieures à Marseille puis commencer sa vie professionnelle à Paris.

Le Flamant rose : Quels liens avez-vous encore avec Hyères ?

Julien Sandrel : Mes grands parents paternels habitaient la vieille ville, mes parents le Mont des oiseaux, avec ma famille j’y reviens régulièrement. Porquerolles est un passage obligé chaque année, j’ai d’ailleurs visité dernièrement la fondation Carmignac, que j’ai adorée.

Et puis j’ai des souvenirs d’enfance comme les sorties avec les copains en ville, les cinémas Eden et le Fémina qui n’existent plus. Les parties de beach volley sur la zone bleue au début de la route du sel…

Le Flamant rose : Page 65 de « La Chambre des merveilles » vous faites une allusion directe à Hyères : « Les soirs de 14 juillet, nous avions droit à notre soupe au pistou, puis nous descendions depuis la vieille ville d’Hyères vers le centre et nous assistions au feu d’artifice, la bouche pleine de saveurs » Cette ville est-elle une source d’inspiration pour vous ?

Julien Sandrel : Oui j’ai voulu faire un clin d’oeil à un souvenir d’enfance car le 14 juillet c’est ce que je faisais : mes grands parents habitaient la rue Saint Esprit, ma grand-mère préparait sa soupe au pistou que nous mangions dans la cour de la maison puis nous descendions vers le Park Hôtel d’où était tiré le feu d’artifice à l’époque. Mon inspiration vient fondamentalement du Sud de la France qui est un support artistique incroyable : la mer, la lumière, l’ambiance… Le troisième roman dont j’ai commencé l’écriture se passera pour partie dans le Gard, où j’ai mes racines maternelles.

 

Pour autant, Julien Sandrel ne parle pas de lui dans ses livres. Il dit rentrer en totale empathie avec les personnages qu’il invente, à ce titre il rapproche son travail de celui d’un psychanalyste. Il se trouve que beaucoup de ses personnages sont des femmes : Thelma, Odette, Charlotte, Romane, Juliette, Paola, Marie. Manière de se glisser plus facilement dans ce qu’il n’est pas, et d’exprimer une facette féministe, dans son premier livre notamment.

Julien Sandrel : « Pour moi l’écriture est une démarche sincère, j’y mets des valeurs et des messages, notamment sociétaux,  importants à mes yeux. Je suis affligé de voir les statistiques sur la présence et les temps de parole des femmes à la télé ou dans les films par exemple, nous sommes encore loin du compte. Par ailleurs j’ai travaillé 15 ans en entreprise et j’ai observé une certaine réalité de la place des femmes et de leur traitement dans le monde professionnel. J’ai abordé ce sujet dans mon premier livre comme j’aborde la question du manque de moyens des hôpitaux dans le second. Je tenais à rendre hommage au personnel médical que je connais bien  (sa maman a longtemps travaillé à l’hôpital Léon Bérard de Hyères, NDLR). »

Vous l’avez compris, Julien Sandrel sait faire vibrer son lecteur chez qui il va chercher et bousculer ce qui fait son humanité.

Le programme d’un auteur en début de promotion de son nouveau livre est très chargé, le temps de la dernière question est donc arrivé : Julien Sandrel, quel flamant rose êtes-vous ?

Julien Sandrel : « un flamant rose avec deux très longues pattes, une à Hyères, une à Paris et qui arrive malgré tout à garder l’équilibre !».

Le Flamant rose vous souhaite à tous une bonne lecture !

Retrouvez Julien Sandrel en dédicace samedi 9 mars de 9h à 12h30 à l’espace culturel Leclerc à Hyères ; ainsi que les 11 et 12 mai 2019 à la Fête du livre de Hyères.

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Rédaction : Aude Flambard

Crédit Photo : laurent Parienti 

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